mardi 1 décembre 2015

Un poêlon et un shortcut ou Isn't it Ironic? ou Entracte 5.1

J'aime les histoires courtes.
Les toutes petites histoires.
Les histoires intenses.
Les histoires trépidantes.
Les histoires déchirantes.
Les histoires vivantes.
Les histoires vibrantes.
Les histoires décadentes.
Les histoires mouvantes.
Les histoires exaltantes.

Je n'aime pas les histoires longues.
Celles qui se prolongent jusqu'à la fin des temps.
Le petit quotidien prévisible.
Le conjoint, la maison, les enfants. 
Les obligations, les dettes, les engagements.
Le mariage, l'enchaînement, l'emprisonnement.
L'agenda, les prévisions, la planification.
La complaisance.
La politesse.
La diplomatie.

J'aime les émotions fortes.
Les grands drames.
L'éblouissement.
Le superbe.
L'épouvantable.
L'irrattrapable.
L'extraordinaire.
L'impalpable.
Le surnaturel.
L'extrasensoriel.

J'aime quand ça irradie.
J'aime la douleur insupportable.
La sensation de liberté quand cette douleur me quitte.
Les cadeaux trop beaux.
L'impression de m'être fait arracher les tripes quand on me les reprend.
Le bien-être incomparable d'arriver à l'accepter.
L'absolue insoumission à quoi que ce soit.
L'absolue intolérance de cette insoumission.
Je perds quelque chose à chaque fois, certainement.
Mais je gagne à tout coup, absolument.

Cette fois-ci, j'ai gagné un poêlon et un "shortcut".

" You can't always get what you want.
But if you try sometimes, you might find you get what you need."

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