Ma vie est une seule journée interminable entrecoupée de périodes de sommeil et de veille, de noirceur et de clarté, de pluie et de soleil, de grand malheur et de joie extrême, de haine et d'amour, d'aversion et d'attirance, de TOC et de tentative de relaxation, de travail et de vacance, mais jamais de repos. Parfois, j'ai hâte qu'elle se termine, d'autres fois, je voudrais qu'elle dure éternellement. Les épisodes de tristesse sont si lourds que je me sens maintenue au sol, comme une larve, je ne peux que ramper et regarder par terre. Ceux de bonheur sont si grandioses que je pleure de joie, je flotte, je suis si forte, je prendrais la Terre entière dans mes bras. Et puis je suis si fatiguée, quand arrivera la nuit?
Mes pensées n'arrêtent jamais, elle se bousculent, se multiplient, se font la guerre et je ne sais plus lesquelles privilégier. Mes actions deviennent trop ou pas assez nombreuses, exagérées ou déplacées, mal dirigées ou carrément mal choisies. Je n'arrive plus à rationaliser, bien mesurer, prévoir les conséquences. Je perds une quantité industrielle de temps à faire des erreurs et à les réparer. Étonnant que je sois toujours en vie. J'ai des tonnes d'intérêts et de passions auxquels je ne m'adonne tout simplement pas, par manque de concentration ou de direction. Je vois tout, mais je ne fais rien. En fait, je fais tout, mais je ne le sors pas de ma tête. Bref, l'action reste en suspens. Puis arrive l'urgence. Une réaction est de mise. Plus le temps de réfléchir. J'ai de l'énergie accumulée que je consolide et je fonce. Paf! Je frappe un mur. Toute cette énergie que j'aurais pu utiliser pour accomplir quelque chose de constructif, je la perds à réparer, à reconstruire ce qui, au préalable, n'avait pas à l'être. S'ensuit une longue période de retrait, de honte, de regret, de culpabilité où je refais mes forces tant bien que mal.
Mes relations sont assez problématiques. Je suis si prise dans mes pensées que je n'ai souvent pas accès à l'autre. J'interprète tout de travers. On me dit "reste" et je quitte. On me montre la porte et je reste. On me dit "j'ai besoin de toi" et je me fais invisible. On me dit "je suis là pour toi" et j'entends "tu me déranges". On me dit "tu me déranges" et je fais trois fois plus de bruit. On me dit "je t'aime" et je me sauve. On me dit "je ne t'aime pas" et je réponds "je t'aime". On me dit "non" et j'entends "oui". On me dit "aide-moi" et je reste plantée là. On me dit "je vais me débrouiller tout seul" et j'insiste pour aider... et je gaffe. J'ai confondu "donner de l'espace" et "faire la morte", "aimer" et "envahir", "indépendance" et "trahison", "liberté" et "solitude", "vérité" et "agression", "bonheur" et "hallucination".
Un nettoyage de disque dur pour humain, ça existe?
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dimanche 31 mai 2015
vendredi 29 mai 2015
Donner de l'affection vécue comme une infection.
Puisque tout commence et tout finit, le désir aussi.
J'étais amoureuse.
Vous savez, quand on se lève un matin et que l'amour est une évidence incontournable.
Quand on voit la personne et que notre coeur bat la chamade, qu'on devient tout gêné, qu'on rougit si elle nous adresse la parole.
Comme ça, du jour au lendemain.
Hier, c'était une personne comme une autre et aujourd'hui, c'est le soleil, un cerisier en fleur, le reflet de la pleine lune sur l'eau, la 8e merveille du monde.
Et le feu d'artifice intérieur, quand cette personne nous frôle, nous regarde, ou mieux encore, nous touche, nous embrasse, nous rend notre émerveillement, c'est purement paradisiaque.
Oui, j'étais amoureuse.
À chaque retrouvaille, la passion qui s'enflamme, à chaque au revoir, la douleur de la séparation.
Je n'avais jamais compris ceux qui parlaient de "genoux mous" avant.
Oui, les jambes qui deviennent toutes molles au premier baiser, au retour d'une période d'éloignement.
Le relâchement total, on se laisse bercer par cette joie immense, ce bien-être absolu, cet ultime bonheur.
On ne se demande même pas si l'autre ressent la même chose, on y croit stupidement, juste parce que ça ne peut pas être autrement, parce que ça perdrait tout son sens, sinon, et notre monde s'écroulerait.
J'étais aveugle.
Gros "spotlight" dans la face après cette douce obscurité.
La réalité frappe et elle prend soin de ne pas nous manquer.
La route est pleine de trous, ça cahote.
À ce moment-là, soit on fait sagement demi-tour et on trouve une autre route, soit on continue sur ce chemin raboteux, tortueux, incertain, dangereux, mortel.
On aime le défi, on choisit de continuer.
J'étais déterminée.
Ici, l'amour devient toxique, malsain, invivable.
Comme on ne le retrouve plus sous sa forme naturelle, on essaie de le fabriquer, de le provoquer.
On manigance, on dramatise, on menace, on soulève la controverse.
Aucun prix n'est trop cher payé pour un "je t'aime", même s'il sonne faux.
Aucune humiliation n'est trop grande, si elle mène au plaisir de l'amour.
J'étais dans le champ.
Ces faveurs obtenues par la force ne sont pas de l'amour et nous laisse dans l'inassouvissement perpétuel.
Comme une drogue, on en veut plus, de façon totalement égoïste, on se sert.
Comme un drogué, on ne se rend pas compte de ce qu'on fait subir à l'autre, on est à des années-lumière de ce que l'autre peut ressentir.
Comme un drogué, on ne réalise pas qu'on se fait du tort à soi, à l'autre, à tous les autres autour.
Les brefs moments de lucidité, on les noye rapidement dans l'alcool, le TOC, la masturbation, la bouffe, les internets, les jeux niaiseux, le sommeil (s'il reste du temps).
J'étais ravagée.
On est si atteint, l'autre est si atteint aussi qu'il finit par jouer le même jeu que nous.
On se complaît dans cet univers fictif où la dépendance et le manque font notre quotidien.
Tour à tour, des soubresauts de réalisme nous animent.
On est mal, on se plaint, on accuse, on se rend malade.
On explose, on se dissout, on se désoude, on refusionne.
On en a marre, les ruptures et les réunions se font de plus en plus fréquentes.
J'étais dépendante.
Un jour tout devient clair.
On n'est pas à notre place.
On se cherche, on ne se trouve pas.
C'est la fin, c'est le vide.
C'est le début de la rémission.
Je suis en convalescence.
Puisque tout commence et tout finit, la souffrance aussi.
J'étais amoureuse.
Vous savez, quand on se lève un matin et que l'amour est une évidence incontournable.
Quand on voit la personne et que notre coeur bat la chamade, qu'on devient tout gêné, qu'on rougit si elle nous adresse la parole.
Comme ça, du jour au lendemain.
Hier, c'était une personne comme une autre et aujourd'hui, c'est le soleil, un cerisier en fleur, le reflet de la pleine lune sur l'eau, la 8e merveille du monde.
Et le feu d'artifice intérieur, quand cette personne nous frôle, nous regarde, ou mieux encore, nous touche, nous embrasse, nous rend notre émerveillement, c'est purement paradisiaque.
Oui, j'étais amoureuse.
À chaque retrouvaille, la passion qui s'enflamme, à chaque au revoir, la douleur de la séparation.
Je n'avais jamais compris ceux qui parlaient de "genoux mous" avant.
Oui, les jambes qui deviennent toutes molles au premier baiser, au retour d'une période d'éloignement.
Le relâchement total, on se laisse bercer par cette joie immense, ce bien-être absolu, cet ultime bonheur.
On ne se demande même pas si l'autre ressent la même chose, on y croit stupidement, juste parce que ça ne peut pas être autrement, parce que ça perdrait tout son sens, sinon, et notre monde s'écroulerait.
J'étais aveugle.
Gros "spotlight" dans la face après cette douce obscurité.
La réalité frappe et elle prend soin de ne pas nous manquer.
La route est pleine de trous, ça cahote.
À ce moment-là, soit on fait sagement demi-tour et on trouve une autre route, soit on continue sur ce chemin raboteux, tortueux, incertain, dangereux, mortel.
On aime le défi, on choisit de continuer.
J'étais déterminée.
Ici, l'amour devient toxique, malsain, invivable.
Comme on ne le retrouve plus sous sa forme naturelle, on essaie de le fabriquer, de le provoquer.
On manigance, on dramatise, on menace, on soulève la controverse.
Aucun prix n'est trop cher payé pour un "je t'aime", même s'il sonne faux.
Aucune humiliation n'est trop grande, si elle mène au plaisir de l'amour.
J'étais dans le champ.
Ces faveurs obtenues par la force ne sont pas de l'amour et nous laisse dans l'inassouvissement perpétuel.
Comme une drogue, on en veut plus, de façon totalement égoïste, on se sert.
Comme un drogué, on ne se rend pas compte de ce qu'on fait subir à l'autre, on est à des années-lumière de ce que l'autre peut ressentir.
Comme un drogué, on ne réalise pas qu'on se fait du tort à soi, à l'autre, à tous les autres autour.
Les brefs moments de lucidité, on les noye rapidement dans l'alcool, le TOC, la masturbation, la bouffe, les internets, les jeux niaiseux, le sommeil (s'il reste du temps).
J'étais ravagée.
On est si atteint, l'autre est si atteint aussi qu'il finit par jouer le même jeu que nous.
On se complaît dans cet univers fictif où la dépendance et le manque font notre quotidien.
Tour à tour, des soubresauts de réalisme nous animent.
On est mal, on se plaint, on accuse, on se rend malade.
On explose, on se dissout, on se désoude, on refusionne.
On en a marre, les ruptures et les réunions se font de plus en plus fréquentes.
J'étais dépendante.
Un jour tout devient clair.
On n'est pas à notre place.
On se cherche, on ne se trouve pas.
C'est la fin, c'est le vide.
C'est le début de la rémission.
Je suis en convalescence.
Puisque tout commence et tout finit, la souffrance aussi.
dimanche 3 mai 2015
Vouloir faire plaisir et faire souffrir.
Les bébés, quand on leur donne pas ce dont ils ont besoin, ils nous régurgitent dessus.
Avoir un petit chagrin bénin pour être la proie d'une angoisse sans fin.
Ouf. Oll(e)f.
Quoipour?
Un tout petit chagrin, de rien, de rien.
Comme dans: le chandail que je voulais mettre est sale.
Comme dans: la promesse que j'avais faite ne tiendra pas.
Comme dans: j'ai dû jeter de la nourriture.
Comme dans: mon ami(e) s'est décommandé(e).
Bref.
Un trou béant, trop grand, trop grand.
Comme dans: je me perds dans mon garde-robe et devant le miroir.
Comme dans: je ne suis pas digne de confiance.
Comme dans: je gaspille ce dont tant de gens manquent.
Comme dans: ma vie n'a plus de sens.
S**t.
La vérité c'est que je me lève (toujours trop tard) avec l'incertitude, l'angoisse, le mépris, la honte, la compulsion.
Je n'arrive plus à vivre une journée normale.
Euh... Au secours?
Comme dans: je gaspille ce dont tant de gens manquent.
Comme dans: ma vie n'a plus de sens.
S**t.
La vérité c'est que je me lève (toujours trop tard) avec l'incertitude, l'angoisse, le mépris, la honte, la compulsion.
Je n'arrive plus à vivre une journée normale.
Euh... Au secours?
vendredi 1 mai 2015
Prendre une douche en accéléré pour s'en extirper une heure plus tard, vidée, défigurée.
Pas envie d'écrire là-dessus.
De toute façon, vous avez compris le principe.
(Mais comme je crée un message pour chaque ligne de mon premier texte, plus quelques entractes, je me devais d'écrire celui-là.)
Restez vigilants, autre chose viendra sous peu.
Et puis, il y a plein d'espace entre les lignes.
De toute façon, vous avez compris le principe.
(Mais comme je crée un message pour chaque ligne de mon premier texte, plus quelques entractes, je me devais d'écrire celui-là.)
Restez vigilants, autre chose viendra sous peu.
Et puis, il y a plein d'espace entre les lignes.
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