mardi 29 décembre 2015

Toc toc TOC, c'est l'temps d'une dinde ou Perte de contrôle ou Entracte 6

Les fêtes.
Période de constat d'impuissance.
Période de résolutions.

Jacques Brel a écrit/chanté:

Rêver un impossible rêve
Porter le chagrin des départs
Brûler d'une possible fièvre
Partir où personne ne part

Aimer jusqu'à la déchirure
Aimer même trop même mal
Tenter sans force et sans armure
D'atteindre l'inaccessible étoile

Telle est ma quête
Suivre l'étoile
Peu m'importent mes chances
Peu m'importe le temps
Ou ma désespérance
Et puis lutter toujours
Sans question ni repos
Se damner pour l'or d'un mot d'amour

Je ne sais si je serai ce héro
Mais mon coeur serait tranquille
Et les villes s'éclabousseraient de bleu
Parce qu'un malheureux

Brûle encore bien qu'ayant tout brûlé
Brûle encore même trop même mal
Pour atteindre à s'en écarteler
Pour atteindre l'inaccessible étoile

Difficile d'être plus éloquent.

Les fêtes.
La retombée dans les compulsions.
Les réminiscences du passé.

Les fêtes.
La difficile acceptation d'être orpheline.
Les efforts pour rester adulte.

Les fêtes.
L'espoir de se donner soi-même l'amour dont on a manqué.
La certitude qu'on va y arriver.


Bonne année.









dimanche 13 décembre 2015

Voir la lune, se sentir en fortune.

Tu me manques.

Ta présence.
Ta chaleur.
Ta façon de faire comme chez toi chez moi, sans que j'aie eu à te le dire.

Ta sensibilité.
Ta créativité.
Ton humour.
Ton air bête aussi.
Ton dark side, comme tu l'appelles.

Ton engouement pour le plaisir.
Ta sensualité.
Ta ténacité.
Ta dévotion.

Ton coeur.
Ton cul.
Tes mains.
Ta bouche.

Tes baisers.
Tes regards.
Ton parler.
Ton corps contre le mien.

Ton air de chien battu.
Ta façon d'être en maudit.
Ton sourire.
Ton rire.

Toi dans mon lit.
Toi dans ma cuisine.
Toi qui cuisines.
Toi qui me cuisines.
Toi qui me taquines.

Ta connaissance des femmes.
Ta connaissance de moi.
Ta tolérance.
Ton empathie.
Ta patience.
Ton soutien.

Ta confiance.
Ta gratitude.
Ton respect.
Ta loyauté.

Ton amour?

Toi.

J'ai eu cette chance.
Je la reprendrais.

Je me souviens.
Je sais maintenant que c'est possible.

Si ce n'est pas toi, ce ne sera pas moins.

mercredi 2 décembre 2015

Voir le soleil, avoir une joie sans pareil.

Je ne me suis jamais sentie en sécurité.
Ce que je recherche par-dessus tout, c'est la protection.
Une certaine forme de réconfort.

Le plus grand traumatisme chez l'humain, qu'on se le dise, c'est la naissance.
Un point c'est tout.
Le reste n'est qu'accessoire.
La suite merdique d'un début trop difficile.

Ou bien je divague?

Suis-je seule à constater qu'on ne fait confiance que pour mieux se faire casser la gueule?
Qu'on ne se rend totalement vulnérable que pour mieux souffrir?

La première seconde de notre vie est le sénario qu'on répète sans cesse et dont on tente en vain de se guérir.

Ne cherchez plus, c'est peine perdue.
La seule façon de s'en sortir serait en fait de retourner dans le ventre d'un être pouvant nous y accueillir.
Qu'il soit bon ou mauvais, riche ou pauvre, en santé ou gros-fumeur-diabétique-cardiaque-épileptique, on s'en fout.
On s'en sert d'abri, c'est tout.

Où bedon es-tu?

Est-ce toi, soleil?

En attendant de t'atteindre, j'avancerai et je sourirai en te regardant.

Se faire masser et marcher une heure avec un sac à dos trop lourd juste après.

Le titre le dit, alors pourquoi s'en occuper davantage?
Ce projet d'un texte par ligne a décidément perdu beaucoup d'intérêt pour moi, qu'en dites-vous?
Je sauterai les 2 prochaines également, car ce serait redondant.

Dirigeons-nous sans plus tarder vers le positif.
Brassons des étoiles au lieu des excréments.
Voyons grand.
Voyons loin.
Voyons clair et concentrons notre attention sur la lumière.
L'obscurité a fini de jouer son rôle, elle n'a plus sa place.
Va, Ô imperturbable déesse de la nuit.
Je t'ai vénérée, mais maintenant tu m'ennuies.
Retourne chez toi et ne reviens jamais.
J'ai assez perdu de temps.
Tu me connais trop bien.
Déguerpis et disparais donc complètement.
Laisse tranquilles les humains.

Je choisis la liberté.
Je choisis la légèreté.

"Bye bye nuages, welcome soleil."

mardi 1 décembre 2015

Un poêlon et un shortcut ou Isn't it Ironic? ou Entracte 5.1

J'aime les histoires courtes.
Les toutes petites histoires.
Les histoires intenses.
Les histoires trépidantes.
Les histoires déchirantes.
Les histoires vivantes.
Les histoires vibrantes.
Les histoires décadentes.
Les histoires mouvantes.
Les histoires exaltantes.

Je n'aime pas les histoires longues.
Celles qui se prolongent jusqu'à la fin des temps.
Le petit quotidien prévisible.
Le conjoint, la maison, les enfants. 
Les obligations, les dettes, les engagements.
Le mariage, l'enchaînement, l'emprisonnement.
L'agenda, les prévisions, la planification.
La complaisance.
La politesse.
La diplomatie.

J'aime les émotions fortes.
Les grands drames.
L'éblouissement.
Le superbe.
L'épouvantable.
L'irrattrapable.
L'extraordinaire.
L'impalpable.
Le surnaturel.
L'extrasensoriel.

J'aime quand ça irradie.
J'aime la douleur insupportable.
La sensation de liberté quand cette douleur me quitte.
Les cadeaux trop beaux.
L'impression de m'être fait arracher les tripes quand on me les reprend.
Le bien-être incomparable d'arriver à l'accepter.
L'absolue insoumission à quoi que ce soit.
L'absolue intolérance de cette insoumission.
Je perds quelque chose à chaque fois, certainement.
Mais je gagne à tout coup, absolument.

Cette fois-ci, j'ai gagné un poêlon et un "shortcut".

" You can't always get what you want.
But if you try sometimes, you might find you get what you need."

La rôdeuse 3 ou Merci ou Entracte 5

Je suis remplie de gratitude pour tous les bons moments que nous avons vécu.
Toi et tous les autres avant.
Pas d'amertume.
Seulement la solitude.
Cette solitude qui pèse, mais qui fait beaucoup d'espace aussi.
Pour l'ici.
Pour le maintenant.
Pour l'après également.

Je suis remplie de soleil, parce que je sais que ton départ n'a rien contre moi.
Toi et tous les autres avant.
Ce départ, c'est ton printemps.
C'est l'espoir qui renaît.
L'espoir encore que l'amour est éternel ou du moins intemporel.
Ça me donne de la force.
Pour repartir.
Pour aller de l'avant.