dimanche 29 novembre 2015

Vouloir bien faire et faire mal.

Play.

Naître et appauvrir ses parents.
Recevoir des cadeaux et les perdre ou les briser systématiquement.
Chanter et brimer la liberté d'autres enfants.
Jouer du piano et polluer l'environnement.

Servir une soupe et ébouillanter sa soeur.
Performer académiquement et complexer les autres.
Dire la vérité et provoquer un divorce.
Être réaliste et détruire la magie.


Etc.


Désir.
Impulsion.
Indécision.
Incertitude.
Angoisse.
Abandon.
Obsession.
Déception.
Compulsion.
Inaction.
Honte.

Pause.

Rewind.


Replay (for good).



Stop.

La rôdeuse 2 ou Je ne suis qu'un intermède ou Entracte 4.1

Dramatisation.



Chaque voiture de telle couleur que je croise me fait penser à toi.
Toi et tous les autres avant.
Je vérifie chaque fois si ce n'est pas toi.
Je l'ai vue, la vraie tienne, mardi caisse pop telle rue.
Je l'ai vue encore, mercredi caisse pop telle autre rue.
Je l'ai gardée bien en vue, d'un balcon, jusqu'à ce qu'elle parte.
J'aurais pu venir te parler.
Mais j'ai préféré rester cachée, beaucoup plus excitant.
I'm watching you.
Non non, j'arrête, promis.
Anyway, j'ai une vie, après tout.
Ce n'est pas comme si je n'avais rien d'autre à faire, sauf que...

Je comprends que je n'ai été qu'une béquille.
Pour toi et tous les autres avant, bordel.
Mais tout de même.
Il nous restait l'amour à faire.
Il me restait que tu m'apprennes à "chauffer standard".
Il me restait à voir ton appartement peinturé fraîchement.
Me restait à voyager avec toi.
À me faire cuisiner des bons petits plats par toi.
À danser avec toi.
À te faire de la peine.
À te remettre ta brosse à dent.
Tu vois? Ça ne peut pas être fini.
Je te sais. Je te suis.




Dédramatisation.



J'ai choisi de me tenir loin.


Tu l'aimes. Vous vous aimez.


Ok.


Ok.





Ou pas.






" Nevermind, nevermind, I will be fine, I will be fine..."







...








La rôdeuse ou La réalité dépasse la fiction ou Entracte 4

Obsession.

J'ai noté ta plaque d'immatriculation.
Enfin, les trois derniers caractères.
Toi et tous les autres avant.
Je rôde autour de chez toi et dans tous tes quartiers.
Quand je vois ta voiture, je sais où tu es et ce que tu fais.
Ça m'apaise, ça m'énerve.
Je reste loin et j'observe.
Je reste fixée à distance jusqu'à ce qu'une ombre entre dans la voiture, démarre et disparaisse.
Je deviens spectatrice de ton quotidien, spectatrice du mien.
La roue s'est arrêtée de tourner.
Encore.
Je ne redeviens plus que l'enchaînement du temps avant un nouvel amour ou bien ton retour.
Tu es le maître du jeu.
Je suis le maître des marionnettes.
Tu décides.
Je manipule ton indécision.
Comme toujours.
Non.
Comme jamais.
Je ne sais même plus si c'est ma vérité ou de la comédie.
Si c'est ce dont j'ai besoin ou ce dont j'ai envie.
Si je t'aime ou si je t'avilis.

Déception.

Pourtant ta seule faute, s'il en est une, aura d'avoir été honnête à mon égard.
La mienne, de ne pas avoir voulu y croire.
Toi et tous les autres avant.
Je dessine des plans imaginaires pour te reconquérir.
Je ne sais même pas si c'est ce que je souhaite.
Ça m'apaise, ça m'énerve.
Je ne t'en dis rien et je délire.
Je t'imagine en train d'essayer de me rayer de ton existence, de savamment m'ignorer.
Je deviens celle qui ignore sa propre indifférence et qui a peur d'être oubliée.
La vie soudainement perd son sens.
Momentanément.
Je redeviens la petite fille qui se cache et qui a peur d'être retrouvée avant l'éclosion du cocon.
Tu es le gestionnaire de mon destin, le gardien des clés de ma liberté.
Sache que je sais que tu sais que je sais que ce n'est que temporaire.
Tu mènes le bal.
Je te suis en imposant mon pas.
Plus que jamais.
Oui.
Plus que toujours.
Je ne sais même plus si tu m'as quittée ou si tu m'as dit de t'attendre.
Si je l'ai imaginé ou si tu l'as réellement énoncé.
Si je te poursuis ou si je te fuis.

Compulsion.








samedi 14 novembre 2015

Demander "comment ça va?" et endommager une relation.

Desfois, ils ne veulent juste pas être en contact avec leur état, les humains.
On peut les faire pleurer, ou encore les mettre en colère avec cette question.
On peut même les faire douter du lien affectif qu'ils entretiennent à notre égard.
C'est très sérieux.

Pfffff....

Eh bien oui, l'empathie, ça existe.
Parfois, on ne jouit pas de voir souffrir quelqu'un qu'on aime, on souffre avec lui.
Vrai de vrai.
Parfois aussi, on accepte l'aide de quelqu'un parce qu'on le croit désintéressé et simplement généreux.
Mais parfois, on fait erreur.
Et on se fait faire revenir dans le poêlon de la culpabilité.
Dur à nettoyer.

Oh la la...

Que de darkness dans ces petites affirmations.
Je ne suis pas amère, simplement déçue de ne pas m'être bien fait comprendre.
Et je ne peux plus me racheter.
Mais tout ça est loin derrière.
J'imagine que c'est ça, donner au suivant.

Mais bonjour, Suivant!

J'vous ai apporté des bonbons...

Donner un conseil entendu comme une condamnation.

L'impossible, c'est un possible qui n'a pas eu lieu encore, tout simplement.
Attention à ce que tu dis, ça pourrait arriver.
J'ai trouvé quelqu'un qui semble ne rien prendre personnel.
C'est fabuleux, c'est reposant.
Mais ce n'est peut-être qu'une supposition et il ne faut faire aucune supposition.
Je fais vraiment de mon mieux, je crois.
Ceux qui ont lu et/ou appliquent Les quatre accords toltèques comprendront.

Je me butais (mais pourquoi parler du passé, hein, c'est passé après tout) à la susceptibilité des autres, ou enfin de quelqu'un.
Je voulais tellement alléger son existence, mais je ne faisais que l'alourdir.
C'est si simple à comprendre qu'on ne peut pas amener les autres ailleurs que là où ils sont.
Et pourtant.
Et puis j'ai encore envie d'en parler.
Et puis non, j'envoie ça dans l'univers, car ça ne m'appartient pas.

Silence.