Ça me plaît de faire et de voir souffrir.
Je suis sadique.
Ça me plaît de me faire aimer et rejeter.
Je suis narcissique.
Ça me plaît de m'en faire croire et d'en faire croire aux autres.
Je suis mythomane.
Ça me plaît d'être ou d'avoir l'air malade.
Je suis hypocondriaque.
Ça me plaît de me faire insulter, humilier, frapper.
Je suis masochiste.
Ça me plaît de me me faire prendre en charge.
Je suis profiteuse.
Ça me plaît d'oublier qui je suis.
Je suis déconnectée.
Ça me plaîrait bien de changer, je crois...
Je suis procrastinatrice.
Tant que la première méthode fonctionne, bien difficile de la changer.
Pourtant, j'ai plein d'amour à donner.
Je suis amoureuse.
De qui? De quoi?
Mais tout le reste m'en éloigne. Infiniment et indéfiniment.
Je demande pardon à tous ceux et celles que j'ai fait souffrir.
Même si j'ai fait souffrir les gens que j'aime et que je n'ai plus aucun pouvoir là-dessus, c'est correct.
Je m'aime et je m'accepte infiniment.
Je me pardonne et je pardonne à toutes les personnes qui ont contribué à ce que ce soit ainsi aujourd'hui.
Même si j'ai fait souffrir les gens que j'aime et que je n'ai plus aucun pouvoir là-dessus, c'est correct.
Je m'aime et je m'accepte infiniment.
Je me pardonne et je pardonne à toutes les personnes qui ont contribué à ce que ce soit ainsi aujourd'hui.
Même si...
Même si je dis ceci, j'espère sincèrement ne plus jamais recommencer.
Je lance ceci vers le ciel et qu'il en retombe une pluie de bonheur pour tous et pour toujours.
Amen.
lundi 30 mars 2015
samedi 28 mars 2015
Faire un petit lavage banal pour finir en un ménage intégral.
Comme aujourd'hui par exemple.
C'est quand je n'ai pas de plan que je suis le plus productive. Mais serais-je vivable pour quelqu'un d'autre? Serais-je la même avec quelqu'un à mes côtés? Me sentirais-je brimée? Plus libre? Est-ce acceptable de commencer le ménage à 11h le matin et se dire à 22h qu'on va terminer demain?
Je me réveille vers 10h45 avec mon corps de petite vieille qui a mal au dos. Aussi, j'étouffe. Une nouvelle affaire, ça, depuis quelques jours, accompagné d'un petit maudit mal de gorge fatiguant. Ouch.
Pourquoi la vie?
En tout cas, j'ai dû rêver à M. Net, parce que j'ai une méchante envie de balayer. Go, on balaye. Ah bin, ça doit faire au moins six mois que je n'ai pas lavé le plancher. Go, on lave le plancher. Pendant ce temps-là, je vais laver les tapis, ils doivent avoir six mois de saleté accumulée eux aussi. Ah et puis, question de rentabiliser mon temps, je prépare mon eau de vaisselle parce que ça fait deux semaines que mon château de chaudrons est sur le bord de tomber. D'ailleurs, il y en a un bout qui est tombé par terre hier. Une chance que l'acier inoxydable, ça n'éclate pas en morceaux.
Mais là, il faut que je mette de la musique. Mais là, je pense que je dois vérifier quelque chose dans mon compte bancaire. J'allume l'ordi. Je pars un CD. Oui, j'achète encore des CDs. Bon.
Ordinateur=internet. Internet= Face de bouc. Face de bouc=on le sait quand on commence, mais on ne sait jamais quand ça va finir. Je vais quand même voir mon compte bancaire. Maudit gouvernement du Canada. En tout cas...
Le plancher est propre. L'eau de vaisselle est frette. Je la change. J'étends mes tapis dehors, oui, c'est le printemps, yé. Je toc-toc-toc encore. Oui, parce que j'avais toqué plus tôt, entre le plancher, le lavage de tapis et Face de bouc. Je n'avais pas prévu prendre de douche, mais je n'ai plus le choix... 14h. Oups, je dois manger, hein? Je mange. Trop. Douche. Toc-toc-toc. Re-douche. Mal de coeur. Tannée. Je pars un autre lavage.
16h. Il faut que je sorte dehors pour voir le beau soleil qu'aujourd'hui nous a apporté. Joignons l'utile à l'agréable, je vais faire mes petites commissions en même temps. Commissions faites, je marche. Je n'arrête pas de changer l'itinéraire dans ma tête. Faites-vous ça, vous-autres, quand vous prenez des marches? Bref, je me ramasse sur le bord du fleu', couchée sur le dos sur une table à pique-nique et je regarde passer les avions, les mouettes, mes corps flottants et les satellites. Je braille comme un bébé. Je ne sais pas pourquoi. Le soleil descend, je prends le chemin du retour. Yark, plein de monde partout, ça m'énerve. Je fais le petit bout d'épicerie que je n'avais pas fait et je rentre.
Lavage dans la sécheuse. J'en pars un dernier. L'eau de vaisselle est encore frette, évidemment. Je range mon rapport d'impôt qui traîne sur la table depuis trois semaines. En le mettant avec ceux des 15 dernières années(pas capable de les jeter), je compare mon écriture d'une année à l'autre. Eh bin, ça n'a pas vraiment changé, coudonc. Comme quoi, il existe une stabilité dans l'instabilité. Je fais la vaisselle, mais je manque d'eau chaude. Je vais la finir demain. 22h. J'étends mon linge sur mon nouveau séchoir à linge d'intérieur. Je reclasse mes reçus de 2015. Je ressors un vieux poème que j'ai écrit pour mon cours de poésie au CÉGEP qui traîne dans la même boîte:
C'est quand je n'ai pas de plan que je suis le plus productive. Mais serais-je vivable pour quelqu'un d'autre? Serais-je la même avec quelqu'un à mes côtés? Me sentirais-je brimée? Plus libre? Est-ce acceptable de commencer le ménage à 11h le matin et se dire à 22h qu'on va terminer demain?
Je me réveille vers 10h45 avec mon corps de petite vieille qui a mal au dos. Aussi, j'étouffe. Une nouvelle affaire, ça, depuis quelques jours, accompagné d'un petit maudit mal de gorge fatiguant. Ouch.
Pourquoi la vie?
En tout cas, j'ai dû rêver à M. Net, parce que j'ai une méchante envie de balayer. Go, on balaye. Ah bin, ça doit faire au moins six mois que je n'ai pas lavé le plancher. Go, on lave le plancher. Pendant ce temps-là, je vais laver les tapis, ils doivent avoir six mois de saleté accumulée eux aussi. Ah et puis, question de rentabiliser mon temps, je prépare mon eau de vaisselle parce que ça fait deux semaines que mon château de chaudrons est sur le bord de tomber. D'ailleurs, il y en a un bout qui est tombé par terre hier. Une chance que l'acier inoxydable, ça n'éclate pas en morceaux.
Mais là, il faut que je mette de la musique. Mais là, je pense que je dois vérifier quelque chose dans mon compte bancaire. J'allume l'ordi. Je pars un CD. Oui, j'achète encore des CDs. Bon.
Ordinateur=internet. Internet= Face de bouc. Face de bouc=on le sait quand on commence, mais on ne sait jamais quand ça va finir. Je vais quand même voir mon compte bancaire. Maudit gouvernement du Canada. En tout cas...
Le plancher est propre. L'eau de vaisselle est frette. Je la change. J'étends mes tapis dehors, oui, c'est le printemps, yé. Je toc-toc-toc encore. Oui, parce que j'avais toqué plus tôt, entre le plancher, le lavage de tapis et Face de bouc. Je n'avais pas prévu prendre de douche, mais je n'ai plus le choix... 14h. Oups, je dois manger, hein? Je mange. Trop. Douche. Toc-toc-toc. Re-douche. Mal de coeur. Tannée. Je pars un autre lavage.
16h. Il faut que je sorte dehors pour voir le beau soleil qu'aujourd'hui nous a apporté. Joignons l'utile à l'agréable, je vais faire mes petites commissions en même temps. Commissions faites, je marche. Je n'arrête pas de changer l'itinéraire dans ma tête. Faites-vous ça, vous-autres, quand vous prenez des marches? Bref, je me ramasse sur le bord du fleu', couchée sur le dos sur une table à pique-nique et je regarde passer les avions, les mouettes, mes corps flottants et les satellites. Je braille comme un bébé. Je ne sais pas pourquoi. Le soleil descend, je prends le chemin du retour. Yark, plein de monde partout, ça m'énerve. Je fais le petit bout d'épicerie que je n'avais pas fait et je rentre.
Lavage dans la sécheuse. J'en pars un dernier. L'eau de vaisselle est encore frette, évidemment. Je range mon rapport d'impôt qui traîne sur la table depuis trois semaines. En le mettant avec ceux des 15 dernières années(pas capable de les jeter), je compare mon écriture d'une année à l'autre. Eh bin, ça n'a pas vraiment changé, coudonc. Comme quoi, il existe une stabilité dans l'instabilité. Je fais la vaisselle, mais je manque d'eau chaude. Je vais la finir demain. 22h. J'étends mon linge sur mon nouveau séchoir à linge d'intérieur. Je reclasse mes reçus de 2015. Je ressors un vieux poème que j'ai écrit pour mon cours de poésie au CÉGEP qui traîne dans la même boîte:
Bête pensante
Douleur.
Je dis: douleur.
Je dis: douleur incommensurable.
Ce désert m'inonde de chagrin.
D'ici-bas je suis absente;
Une confortable décadence
Peuplée d'illusions aliénantes
Me ralliera au troupeau
Trompé par son bonheur raisonnable.
Je dis: douleur homicide,
Sachant trop qu'impossible ma fuite sera
Autrement que par le trépas.
Je dis: douleur enflammée.
De ta tendresse ma lucidité
N'est plus éradiquée,
Mais la souffrance farde d'ivresse les mal-aimés.
Abandonnée, moi, point assez humaine;
M'a suicidée mon infâme bohême.
(2001)
Plus ça change, plus c'est pareil. Je n'ai toujours pas de diplôme, mais je suis toujours en vie et j'ai une job qui me permet d'être un peu plus moi-même. C'est toujours ça de pris, comme dirait Jean Leloup.
C'est tout ce que j'avais à dire.
mardi 10 mars 2015
Avoir des projets et n'en mener que très peu jusqu'au bout.
Devenir professeure.
Devenir pianiste.
Devenir ballerine.
Devenir coiffeuse.
Devenir designer de mode.
Devenir écrivaine.
Devenir peintre.
Devenir populaire.
Devenir psychologue.
Devenir massothérapeute.
Devenir une bonne fille.
Devenir mère.
Devenir amoureuse.
Devenir belle.
Devenir chanteuse.
Devenir choriste.
Devenir linguiste.
Devenir lectrice.
Devenir journaliste.
Devenir opticienne.
Devenir orthopédagogue.
Devenir sportive.
Devenir en forme.
Devenir en santé.
Devenir cuisinière.
Devenir nageuse.
Devenir boxeuse.
Devenir yogi.
Devenir aimée.
Devenir respectée.
Devenir diplomate.
Devenir sage.
Devenir quelqu'un.
Devenir automobiliste.
Devenir blogueuse.
Devenir responsable.
Devenir voyageuse.
Devenir missionnaire.
Devenir cycliste.
Devenir escaladeuse.
Devenir un modèle.
Devenir immortelle.
Devenir diurne.
Devenir autosuffisante.
Devenir irréprochable.
Devenir indispensable.
Devenir ponctuelle.
Devenir zen.
Devenir non-fumeuse.
Devenir sans-alcool.
Devenir justicière.
Devenir jardinière.
Devenir propriétaire.
Devenir fermière.
...
Devenir heureuse.
Être.
Devenir pianiste.
Devenir ballerine.
Devenir coiffeuse.
Devenir designer de mode.
Devenir écrivaine.
Devenir peintre.
Devenir populaire.
Devenir psychologue.
Devenir massothérapeute.
Devenir une bonne fille.
Devenir mère.
Devenir amoureuse.
Devenir belle.
Devenir chanteuse.
Devenir choriste.
Devenir linguiste.
Devenir lectrice.
Devenir journaliste.
Devenir opticienne.
Devenir orthopédagogue.
Devenir sportive.
Devenir en forme.
Devenir en santé.
Devenir cuisinière.
Devenir nageuse.
Devenir boxeuse.
Devenir yogi.
Devenir aimée.
Devenir respectée.
Devenir diplomate.
Devenir sage.
Devenir quelqu'un.
Devenir automobiliste.
Devenir blogueuse.
Devenir responsable.
Devenir voyageuse.
Devenir missionnaire.
Devenir cycliste.
Devenir escaladeuse.
Devenir un modèle.
Devenir immortelle.
Devenir diurne.
Devenir autosuffisante.
Devenir irréprochable.
Devenir indispensable.
Devenir ponctuelle.
Devenir zen.
Devenir non-fumeuse.
Devenir sans-alcool.
Devenir justicière.
Devenir jardinière.
Devenir propriétaire.
Devenir fermière.
...
Devenir heureuse.
Être.
Être libre et avoir peur de tout.
J'ai remis mes pendules à l'heure, au sens propre et au figuré.
J'arrête de cultiver le mensonge, d'essayer de m'en faire croire.
Je cesse de nourrir l'insatisfaction, de contenter mon égo.
Je me lance au coeur de l'action, je confronte mes idéaux.
J'ai mis une quinzaine d'années pour me rendre compte que j'étais le maître de mon destin.
Une autre quinzaine d'année avant de dire au maître de prendre sa place.
Toute ma vie pour saisir que pour que le bonheur vienne à moi, je devais aller vers lui.
Tout ce temps à vouloir, à souhaiter, à espérer, à regarder le temps passer.
En trop voulant, j'ai oublié que je pouvais.
En trop souhaitant, j'ai oublié que je m'oubliais.
En trop espérant, j'ai oublié que je vivais.
En trop regardant passer le temps, j'ai oublié que j'y passais.
Une moitié de vie à errer dans le néant, une autre moitié à chercher ce qui se cachait en-dedans.
La première moitié à observer, la deuxième à tenter de constater.
Tout ce temps, j'ai subi, aujourd'hui, je fleuris.
Finalement, je prends vie, enfin je me souris.
On m'a laissé croire qu'en priant, j'obtiendrais ce que je désirais.
On ne m'a pas dit d'identifier mes besoins.
On m'a laissé croire qu'en patientant, une récompense viendrait.
On ne m'a pas dit de construire mon bonheur.
On m'a laissé croire que le sacrifice menait au paradis.
On ne m'a pas dit que de faire les mauvais choix peut mener en enfer.
J'ai cru si longtemps que mon salut se cachait dans la poche du prince charmant.
J'ai attendu, puisqu'aller à ses devants pourrait être mal perçu.
J'ai pris les princes qui passaient, mais mon malheur toujours plus grand se faisait.
Tant d'amour déçu, ah, si j'avais su...
J'ai remis mes pendules à l'heure, j'avais tout défiguré.
Maintenant, je laisse mon coeur me guider.
Si parfois je reprends des chemins trop bien tracés,
Confiance, je saurai à présent me retrouver.
J'arrête de cultiver le mensonge, d'essayer de m'en faire croire.
Je cesse de nourrir l'insatisfaction, de contenter mon égo.
Je me lance au coeur de l'action, je confronte mes idéaux.
J'ai mis une quinzaine d'années pour me rendre compte que j'étais le maître de mon destin.
Une autre quinzaine d'année avant de dire au maître de prendre sa place.
Toute ma vie pour saisir que pour que le bonheur vienne à moi, je devais aller vers lui.
Tout ce temps à vouloir, à souhaiter, à espérer, à regarder le temps passer.
En trop voulant, j'ai oublié que je pouvais.
En trop souhaitant, j'ai oublié que je m'oubliais.
En trop espérant, j'ai oublié que je vivais.
En trop regardant passer le temps, j'ai oublié que j'y passais.
Une moitié de vie à errer dans le néant, une autre moitié à chercher ce qui se cachait en-dedans.
La première moitié à observer, la deuxième à tenter de constater.
Tout ce temps, j'ai subi, aujourd'hui, je fleuris.
Finalement, je prends vie, enfin je me souris.
On m'a laissé croire qu'en priant, j'obtiendrais ce que je désirais.
On ne m'a pas dit d'identifier mes besoins.
On m'a laissé croire qu'en patientant, une récompense viendrait.
On ne m'a pas dit de construire mon bonheur.
On m'a laissé croire que le sacrifice menait au paradis.
On ne m'a pas dit que de faire les mauvais choix peut mener en enfer.
J'ai cru si longtemps que mon salut se cachait dans la poche du prince charmant.
J'ai attendu, puisqu'aller à ses devants pourrait être mal perçu.
J'ai pris les princes qui passaient, mais mon malheur toujours plus grand se faisait.
Tant d'amour déçu, ah, si j'avais su...
J'ai remis mes pendules à l'heure, j'avais tout défiguré.
Maintenant, je laisse mon coeur me guider.
Si parfois je reprends des chemins trop bien tracés,
Confiance, je saurai à présent me retrouver.
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