mardi 10 mars 2015

Être libre et avoir peur de tout.

J'ai remis mes pendules à l'heure, au sens propre et au figuré.
J'arrête de cultiver le mensonge, d'essayer de m'en faire croire.
Je cesse de nourrir l'insatisfaction, de contenter mon égo.
Je me lance au coeur de l'action, je confronte mes idéaux.


J'ai mis une quinzaine d'années pour me rendre compte que j'étais le maître de mon destin.
Une autre quinzaine d'année avant de dire au maître de prendre sa place.
Toute ma vie pour saisir que pour que le bonheur vienne à moi, je devais aller vers lui.
Tout ce temps à vouloir, à souhaiter, à espérer, à regarder le temps passer.

En trop voulant, j'ai oublié que je pouvais.
En trop souhaitant, j'ai oublié que je m'oubliais.
En trop espérant, j'ai oublié que je vivais.
En trop regardant passer le temps, j'ai oublié que j'y passais.


Une moitié de vie à errer dans le néant, une autre moitié à chercher ce qui se cachait en-dedans.
La première moitié à observer, la deuxième à tenter de constater.
Tout ce temps, j'ai subi, aujourd'hui, je fleuris.
Finalement, je prends vie, enfin je me souris.


On m'a laissé croire qu'en priant, j'obtiendrais ce que je désirais.
On ne m'a pas dit d'identifier mes besoins.
On m'a laissé croire qu'en patientant, une récompense viendrait.
On ne m'a pas dit de construire mon bonheur.
On m'a laissé croire que le sacrifice menait au paradis.
On ne m'a pas dit que de faire les mauvais choix peut mener en enfer.

J'ai cru si longtemps que mon salut se cachait dans la poche du prince charmant.
J'ai attendu, puisqu'aller à ses devants pourrait être mal perçu.
J'ai pris les princes qui passaient, mais mon malheur toujours plus grand se faisait.
Tant d'amour déçu, ah, si j'avais su...


J'ai remis mes pendules à l'heure, j'avais tout défiguré.
Maintenant, je laisse mon coeur me guider.
Si parfois je reprends des chemins trop bien tracés,
Confiance, je saurai à présent me retrouver.

Aucun commentaire:

Publier un commentaire